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Une rencontre franco-chinoise sur la valorisation numérique du patrimoine, a eu lieu vendredi 11 décembre 2009, dans la salle de lecture Jacques Kerchache du musée du quai Branly à Paris.
La manifestation a été organisée par le LEDEN (le LEDEN est un programme de recherche dirigé par G. Azémard du laboratoire Paragraphe de l'université Paris VIII à la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord). Le musée du quai Branly a apporté un soutien appréciable à cette initiative en accueillant la manifestation dans ses murs.
La délégation chinoise, composée d'éditeurs, a présenté cinq exposés décrivant des productions multimédias récentes de mise en valeur de sites historiques ou naturels, de monuments anciens, de travaux publics exceptionnels, d'évènements culturels,.. utilisant toutes les technologies numériques et notamment la 3D temps réel.
Une application en 3D de formation à l'organisation de grandes expositions a également montré leur savoir-faire en matière d'enseignement électronique.
L'importance de la numérisation des ressources patrimoniales et de la mise en oeuvre de programmes à long terme ont été soulignées par les orateurs chinois dans un but de protection du patrimoine, de sauvegarde et de diffusion à destination éducative, touristique et culturelle.
Les conférenciers français ont mis l'accent sur les grandes tendances du web d'aujourd'hui (direction des musées de France, LEDEN) et les efforts qui sont faits par les acteurs culturels dans le domaine des monuments et des musées (musée Guimet, musée du quai Branly, réunion des musées nationaux,) pour accompagner ces évolutions et toucher le plus large public.
Des productions multimédias valorisant les collections d'art asiatique des musées nationaux ont fait l'objet de présentations détaillées.
Plusieurs réalisations du LEDEN en matière de veille technologique multimédia et d'outils interactifs 3D et vidéo, destinés à la sensibilisation des jeunes à des métiers peu connus par eux ou à l'information des acteurs culturels sur l'innovation numérique ont fait l'objet de démonstrations. Elles ont illustré les recherches du laboratoire, soutenues par la mission de la recherche du ministère de la culture, en faveur du développement de nouveaux dispositifs d'accès à la connaissance et d'information sur les innovations technologiques pour la médiation culturelle.
La rencontre a permis de nouer de nouvelles relations avec les éditeurs chinois et d'envisager de futures collaborations pour la production, le web design, l'enseignement supérieur et la recherche.
Le Carrefour de l’image 2009, organisé par l'Ecole supérieure des beaux-arts de la Réunion, (http://www.esbareunion.fr/)
a eu pour objectif :
- d’une part de montrer les enjeux économiques et culturels des "serious games" (jeux sérieux) en complémentarité ou dans le prolongement de production d'autres produits multimédias, voire d’animation pour les besoins du cinéma ou des programmes TV, comme par exemple ceux de la société Pipangaï (http://www.pipangai.fr/)
- d’autre part de réunir les partenaires d’un projet de « cluster » destiné à faire de l'île de la Réunion une terre de recherche, de création, de production de contenus, pour le marché local et mondial.
Le programme LEDEN (dirigé par Ghislaine Azémard, professeure, Maison des sciences de l'Homme de Paris-Nord), appartenant au laboratoire Paragraphe de l'université Paris VIII, a participé au Carrefour de l'image en présentant :
- les applications 3D temps réel, réalisées à la demande de l'AGEFAPME pour sensibiliser les jeunes à des métiers peu connus par eux comme le doreur, le chocolatier,..et celles conçues pour l'Education nationale dans le contexte du cartable électronique (exposé d'Hélène Desprez, enseignante)
http://www.leden.org
- les nouvelles pratiques numériques dans les musées et les monuments (exposé de Jean-Pierre Dalbéra, chercheur associé au LEDEN, chargé de mission auprès de la Directrice des musées de France), qui ont fait l'objet d'une importante enquête du LEDEN auprès des institutions, avec le soutien de la mission de la recherche et de la technologie du ministère de la culture.
http://adalbera.free.fr/expose_reunion.pdf
Le Carrefour de l'image s'est déroulé dans les anciens docks de la ville du Port, qui abritent le cyberdome, système de "motion capture" utilisé par l'institut de l'image de l'Océan indien (ILOI) et la société de production Pipangaï.
A proximité, avait lieu la Biennale Arts actuels, organisée par l'école supérieure des beaux-arts de la Réunion, placée sous le signe de la diversité et exploitant de manière originale des containers aménagés en espaces d'exposition (voir le reportage photographique sur Flickr)
http://www.artsactuelsreunion.com
Face à la concurrence des autres institutions et des médias, les musées et monuments historiques doivent innover pour attirer et fidéliser les publics, diffuser les connaissances et les partager, valoriser leurs ressources.
Les technologies numériques leur offrent de multiples opportunités tant pour transformer leurs modes de travail et d'organisation que pour faire évoluer leurs systèmes de diffusion et d'échanges avec les visiteurs.
L'exposé (accessible sur Slideshare.net) présente de nombreux exemples d'innovations numériques dans des musées français et étrangers, dans des monuments et trace des perspectives pour le futur.
Cette conférence a été donnée, le mardi 13 octobre 2009, dans le cadre du séminaire "Le numérique au musée", "La Novela", 1er festival des savoirs, musée des Augustins, Toulouse
La fréquentation du site web officiel d'une exposition présentée dans un musée décroit naturellement une fois la manifestation terminée.
La création d'un album d'images commentées sur Flickr, en relation avec l'exposition et en complément du site officiel, permet au contraire de maintenir l'intérêt pour les objets de l'exposition et de multiplier les échanges avec les publics.
L'exposé (accessible sur Slideshare.net) présenté par l'auteur lors du séminaire "web2 et musées", le vendredi 16 octobre 2009, analyse les résultats obtenus entre 2007 et 2009 à l'occasion de l'exposition "Trésors du quotidien ? Europe et Méditerranée" du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM).
Pour l'image d'un objet de cette exposition, la probabilité moyenne d'être consultée
sur Flickr est 10 fois supérieure à celle d'un site officiel,
notamment sur la base Joconde des musées de France. Flickr est en effet un des plus grands sites mondiaux de partage d'images, il comprend plus de 3.000.000.000 d'images et chaque image bénéficie d'un excellent référencement sur les moteurs de recherche si elle a été indexée correctement.
Le séminaire a été organisé, avec le soutien du musée du Louvre, par le museum de Toulouse et le Centre Erasme-Museolab
voir le site de l'expo sur le site de partage Flickr
A l’occasion de la donation au Centre National du Costume de Scène (Cncs) par la Fondation Rudolf Noureev d’une très importante collection de documents, d’objets, de mobiliers, d’oeuvres d’art, de costumes… ayant appartenu au célèbre danseur et chorégraphe et en préfiguration du «lieu de mémoire Rudolf Noureev» qui sera installé dans les locaux du Centre à Moulins, le Cncs et la Fondation Rudolf Noureev présentent, jusqu'en novembre 2009, l’exposition «Rudolf Noureev, 1938 – 1993, la trame d’une vie», qui évoque, à travers photographies, costumes, maquettes…la vie du danseur et de ses ballets.
La beauté des costumes et la notoriété des danseurs (Rudolf Noureev et ses partenaires : Margot Fonteyn, Carla Fracci, Noëlla Pontois,..) qui les ont portés pour interpréter les grandes pièces du répertoire classique (Le Lac des Cygnes, Casse-Noisette, La Belle au bois Dormant, Raymonda, La Bayadère, Marguerite et Armand, etc) sont les grands atouts de cette exposition.
Les amateurs de danse classique en sortent enchantés car ils ont pu revivre les moments d'émotion intense liés aux ballets qu'ils ont vus mille fois (la salle présentant sur un immense écran l'acte des Ombres de la Bayadère est une magnifique trouvaille muséographique). Il n'est pas certain que des visiteurs moins cultivés y soient aussi sensibles malgré les efforts des muséographes pour contextualiser les costumes, soigner leur éclairage, évoquer les spectacles avec la diffusion de quelques extraits musicaux, présenter des photographies (trop peu nombreuses, à mon avis) et diffuser trois heures de films sur l'oeuvre de Rudolf Noureev dans l'auditorium du CNCS (au demeurant, des films d'archives de mauvaise qualité et peu audibles mais peut-être est-ce la faute du projecteur ou de son réglage déficient ?)
On oublie encore trop souvent dans les milieux professionnels des musées que la culture d'un visiteur est un capital qui s'accumule et que les oeuvres seules ne parlent qu'à ceux qui en connaissent l'origine, le contexte de leur création et qui savent en déchiffrer les interelations.
Certes, les cartels et documents d'aide à la visite, les guides papier, les animations ou les visites guidées apportent les éléments d'information qui pourraient manquer à certains visiteurs mais leur disponibilité se heurte souvent à des problèmes matériels ou budgétaires.
A coté de ces offres traditionnelles, il faut que les institutions s'efforcent de fournir des explications permanentes, sous une forme plus moderne, à proximité des oeuvres originales.
Les anglo-saxons ont moins de difficultés que les français à l'admettre et n'hésitent pas à installer dans les musées des centres d'interprétation dont le but est informatif et pédagogique mais il ne s'agit pas nécessairement d'importantes et complexes installations. Aujourd'hui, ce concept, peu appliqué dans les musées artistiques de notre pays, peut pourtant prendre des formes très légères grâce aux technologies numériques. La rénovation réussie du musée de la musique à Paris est à donner en exemple.
Les dispositifs multimédias offrent aujourd'hui aux muséographes un grand nombre de possibilités, leur permettant d'apporter de manière interactive des données complémentaires, de faire voir des images, des dessins, des films et de personnaliser les réponses apportées aux questions des visiteurs en tenant compte de leurs langues, ou de leurs besoins spécifiques (handicaps). Ces outils peuvent se faire discrets, être répartis dans une exposition, tout en étant organisés en réseau pour en faciliter la gestion et l'actualisation.
Le CNCS aurait pu les utiliser par exemple en mettant dans les vitrines ou à proximité de petits écrans numériques diffusant des photographies, des dessins ou des extraits de films des danseurs portant les costumes exposés. Des extraits sonores plus nombreux auraient pu être rendus accessibles, via des casques ou d'autres systèmes d'écoute (hauts parleurs directifs, cloches sonores), pour diffuser des interviews d'artistes ou des créateurs des costumes. Un audioguide multimédia (payant ou gratuit) aurait pu, a minima, apporter ce type d'informations.
Le motif invoqué par les institutions culturelles artistiques pour justifier leur frilosité en matière de médiation numérique est souvent lié à des questions financières ou à l'absence de compétences internes, toutefois l'examen des emplois des institutions et de ses budgets montre souvent que les priorités des conservateurs ont été différentes et se sont portées sur l'écrit traditionnel, jugé plus valorisant pour leurs carrières et la présence d'écrans à coté des oeuvres originales est souvent refusée a priori.
Le CNCS a encore l'excuse de sa jeunesse mais sa situation géographique excentrée et ses missions très particulières l'obligent à innover pour attirer les visiteurs qui ne sont pas tous des amateurs de danse classique.
Enfin, la facilité de l'accès à distance sur le web aux informations et aux données est devenu un élément capital dans la politique de communication et de diffusion des institutions culturelles. Le CNCS a ouvert un site web très réussi sur le plan esthétique (voir plus haut), réalisé par une société parisienne de talent, mais qui a le défaut d'être entièrement fabriqué en Flash. La technologie employée ne remplit pas les conditions d'accessibilité imposées aux services publics sur le web, entre autres difficultés, les textes ne sont ni copiables, ni traitables par une machine de traduction en braille et le site n'est probablement pas très commode à actualiser. Une autre solution technique aurait été préférable mais dans la situation présente la réalisation d'un site parallèle en html apparaît indispensable.
Dernière difficulté pour les possesseurs d'iphone, le site du Cncs en flash n'est pas lisible mais dans ce cas, c'est la politique d'Apple qui est en cause et pas celle du Centre ! Néanmoins, les institutions culturelles doivent aussi se préoccuper de leur visibilité sur les téléphones portables modernes qui bientôt seront les terminaux d'accès au web les plus répandus et dont l'utilisation par les visiteurs et les touristes va devenir systématique.
La "Punta della Dogana" a été aménagée par l'architecte japonais Tadao Ando à la demande de François Pinault pour étendre les espaces d'exposition de sa collection d'art contemporain qui se trouve depuis 2006 à Venise au Palazzo Grassi. La fondation a obtenu la concession pour 33 ans de ce bâtiment historique. Le bâtiment, rénové en un temps record pour Venise, a été inauguré en juin 2009, il a une superficie de 5.000 m2, sa restauration et son aménagement ont coûté 20 M€ (selon les informations officielles mais son coût est probablement beaucoup plus élevé).
L'aménagement est remarquable et, à mon avis, beaucoup plus réussi que celui du Palazzo Grassi, un bâtiment baroque aux espaces très contraints.
L'architecte est parvenu à maintenir une grande cohérence entre le bâtiment historique (à l'origine de simples entrepôts) et les installations modernes muséographiques. Le traitement des matériaux : briques, bois de la charpente, béton spécial très fin, sols, systèmes techniques et de climatisation est particulièrement soigné, les teintes sont dans une harmonie parfaite.
L'éclairage associe la lumière de projecteurs à celle du jour qui rentre par des ouvertures du toit et surtout les fenêtres qui donnent d'un coté sur le grand canal et de l'autre sur le canal de la Giudecca. Cette double ouverture sur l'eau est un des atouts majeurs de ce bâtiment que l'architecte a su exploiter.
La première exposition est intitulée "Mapping the studio" Les photos y sont interdites et les agents de surveillance très vigilants, c'est à dire qu'il faut acheter le catalogue de 60 € pour en savoir plus sur la collection.
Une partie importante des oeuvres présentées est plutôt difficile à percevoir sans l'audioguide (un audioguide traditionnel réalisé par Antenna Audio et d'un coût de 5€ qui s'ajoute au prix du billet).
Certaines oeuvres sont provocatrices et même choquantes par leur vulgarité (Paul McCarthy) ou leur violence extrème (Jake & Dinos Chapman), d'autres sont heureusement plus fréquentables (Takashi Murakami, Maurizio Cattelan, Cindy Sherman, Sigmar Polke,.. ) voire simplistes mais très rémunératrices pour l'auteur comme celles de Jeff Koons.
Alors qu'il est devenu habituel dans les expositions d'art contemporain de compléter le cartel d'un bref commentaire, le choix des conservateurs-commissaires a été de laisser les oeuvres "parler' d'elles-mêmes, ce qui rend l'exposition plutôt obscure dans ses choix esthétiques et en donne une image élitiste. Mais l'exposition présente une collection privée, pas celle d'une institution publique qui a des missions à accomplir vis à vis des contribuables, le propriétaire peut faire ce qu'il veut.
www.palazzograssi.it/
Présentation de la nouvelle version du site web sur la grotte de Lascaux
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La nouvelle version du site web sur la grotte de Lascaux, produit par la mission de la recherche et de la technologie et la sous-direction chargée de l'archéologie du ministère de la culture, a été présentée début juillet 2009.
L'adresse du nouveau site est :
www.lascaux.culture.fr/
Cette publication multimédia fait partie de la collection sur les grands sites archéologiques qui a été inaugurée en 1996 avec un site sur la grotte de Tautavel.
www.culture.fr/culture/arcnat/fr/
Lors de la présentation de Lascaux version 2, deux des quatre "inventeurs" (découvreurs) de la grotte de Lascaux (Georges Agniel, Simon Coencas, Marcel Ravidat, Jacques Marsal) avaient fait le déplacement à Paris pour assister à l'évènement. Sur la photo, ils sont en discussion avec Jean-François Chaintreau, à gauche et Thomas Sagory (chef de projet multimédia à la MRT) à droite.
La première version du site web, publiée en 1998, vient d'être remplacée, elle avait reçu un Webby Award en 2000 et a été consultée par plus de 10.000.000 de visiteurs.
Pour mémoire : les photos de la manifestation présidée par Catherine Tasca, la Ministre de la culture de l'époque :
dalbera.club.fr/webby_award_web/index.htm
"Féminin, Masculin"
Histoires de couples et construction du genre
Le nouveau site de la collection "Recherches ethnologiques", produite par la mission de la recherche du ministère de la culture en collaboration avec le département multimédia du MuCEM, présente les résultats des recherches et collectes menées par le MuCEM en Europe et en Méditerranée sur le thème de la construction du genre.
Des changements profonds ont affecté, ces dernières décennies, le rôle des femmes et des hommes dans la société. Et pourtant des représentations qui tendent à stigmatiser l'un et l'autre sexe perdurent, comme si l'identité construite autour de l'appartenance à un sexe était une forme première de distinction à l'intérieur du genre humain.
www.femininmasculin.culture.fr
Ce site est la 9 ème publication de la collection "Recherches ethnologiques"
www.ethnologie.culture.fr



