La compagnie de Raghunat Manet a présenté, en décembre, un spectacle musical et chorégraphique, destiné au grand public dans l'auditorium de l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris.
La virtuosité de Raghunath Manet, de sa danseuse partenaire et de ses musiciens s'y exprime avec brio.
Très différent de son spectacle de 2006 au musée Guimet, plus réservé à un public averti
www.flickr.com/photos/dalbera/318401859/
ce show très scénographié, allie une chorégraphie enlevée, respectueuse du style Bharata Nâtyam, et des prouesses musicales, en particulier lors du final très réussi où R. Manet dialogue avec ses percussionnistes en utilisant son corps et sa voix.
Certaines innovations ont pu choquer les amateurs de classicisme : des compositions musicales simplistes faites pour séduire un public occidental peu connaisseur, l'utilisation d'un synthétiseur et d'un saxophone aux sonorités décalées par rapport au style musical, et surtout la très mauvaise qualité du son amplifié dans l'auditorium de l'IMA.
Raghunath Manet sauve le spectacle par son talent exceptionnel de musicien et de danseur mais pourrait améliorer cette représentation en étant plus exigeant sur la qualité sonore.
La musique indienne traditionnelle est par nature intimiste, elle n'est guère adaptée aux grandes salles sauf si les artistes basculent dans le show bollywoodien, un pas que Raghunath Manet semble ne pas vouloir franchir et on s'en réjouit.
L'ADAGP vient récemment de faire valoir ses droits de société de gestion en matière de reproduction en ligne des oeuvres de V. Kandinsky auprès de Flickr pour m'interdire de diffuser une image (de basse définition et non utilisable hors de l'internet) d'un tableau très connu de ce peintre (photo prise personnellement il y a quelques années dans un musée d'art contemporain de Munich).
Comme on peut le lire plus haut, l'ADAGP estime que les photos des oeuvres dont elle gère les droits de reproduction, faites dans un musée par un visiteur, ne peuvent être diffusées sur internet, même de manière non lucrative, sans son autorisation et bien sur moyennant un paiement. Il convient de rappeler que ce musée de Munich permet aux visiteurs de photographier (sans flash, ni pied) et qu'il est un des lieux majeurs en Europe où l'oeuvre de Kandinsky est présentée.
Une telle démarche, si elle est certes légale puisqu'internet ne peut être assimilé, en droit français, au cercle familial du photographe, s'oppose totalement à la démocratisation et à la diffusion (non lucrative) des connaissances sur le patrimoine culturel mondial et sur l'art. Une fois encore, on mesure le retard de la règlementation française pour favoriser la libre circulation, non commerciale, du savoir et des connaissances artistiques grâce aux technologies de l'information.
S'agissant d'un peintre aussi important que Kandinsky dont l'oeuvre appartient au patrimoine de l'humanité, on ne peut qu'être choqué par le non-sens de telles obligations. Elles m'ont conduit à limiter les consultations de nombreuses photographies prises personnellement dans les musées et à les réserver au cercle de mes seuls amis (le risque étant de voir mon compte Flickr fermé sans avertissement par l'exploitant).
L'ADAGP se moque totalement des milliers d'internautes qui militent pour les licences creative commons, pour le logiciel libre et qui veulent, comme moi, faire d'internet un outil de partage et de transformation des pratiques sociales. Mais tout cela c'est probablement un rêve d'idéaliste, le pouvoir de l'argent reste le plus fort dans nos sociétés.
NB La même censure a été faite contre la photographie du "Groupe de trois hommes, d'Alberto Giacometti, 1948-1949" qui a été supprimée d'office. C'est aussi une des oeuvres majeures du 20ème siècle qu'on interdit de partager.
Les oeuvres de Kandinsky et de Giacometti sont-ils comparables à celles de Madonna pour utiliser les mêmes armes de défense ?
Tout en discrétion, ce buste (auto-portrait) de Jeff Koons, en marbre blanc, le présente en éphèbe cristallin dans le Salon d'Apollon, dédié au Roi Soleil, dans les grands Appartements du Château de Versailles.
C'est une des oeuvres exposées à l'occasion de l'exposition consacrée à l'artiste, qualifié de postpop, auquel le Président de l'établissement a mis à disposition les espaces les plus prestigieux du Château.
"Mon art et ma vie ne font qu'un. J'ai tout ce que je désire et je fais ce qui me plaît. Je dispose d'une tribune, j'ai l'attention du public, je peux faire entendre ma voix. C'est le temps de Jeff Koons". Des propos de Jeff Koons, rapportés dans Beaux-Arts Editions, exposition Jeff Koons Versailles qui trahissent une grande modestie.
Selon le Commissaire de l'exposition (Beaux-Arts Editions déjà cité), Koons est un homme "vraiment humble", "qui ne joue pas de son statut de star". On ne dit pas quel est son cachet pour cette exposition provocante mais on apprend qu'elle a coûté 2.000.000 €, certes payés en partie par François Pinault, le milliardaire collectionneur (des oeuvres de Jeff Koons).
Il faut arrêter de calomnier les défenseurs des arts et s'imaginer qu'ils agissent comme des banquiers ne pensant qu'à faire fructifier leurs biens. Tout ça c'est pour l'art et la délectation des visiteurs du Château de Versailles.
Voir l'album : http://www.flickr.com/photos/dalbera/sets/72157607390224531/
Le nouveau film du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), réalisé par l'équipe multimédia du musée et la société Pollen-Prod, présente le MuCEM, un projet au coeur du programme de Marseille-Provence, capitale européenne de la culture en 2013. (le site web du MuCEM)
A l'occasion de l'exposition "D'une révolution à l'autre", le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) expose au Palais de Tokyo, à Paris, une partie de sa collection sur l'histoire du rock français depuis 1962, rassemblée par Marc Touché, un sociologue du CNRS travaillant depuis de nombreuses années avec le musée.
L'ensemble des archives photographiques et documentaires d'Henri Leproux, le fondateur du Golf Drouot : le temple du rock français à ses débuts, est présenté pour la première fois dans son intégralité.
On peut également y voir le studio de répétition d'un groupe de rock hardcore 'Against you" d'Annecy, (décennie 90) conservé au musée.
Inauguré en 2000, le musée du cinéma de Turin est devenu le plus fréquenté des musées de la ville, avec 2,5 millions de visiteurs. Il est le plus grand d'Europe avec ses 3 200 m2, le plus riche grâce à l'immense collection que Maria Adriana Prolo a léguée à la commune en 1991, et le plus original par sa muséographie et son architecture,
reportage sur Turin
http://adalbera.free.fr/turin/
Berlin est une ville unique, sans équivalent en Europe.
Son centre ville détruit à 80 % par les bombardements lors de la dernière Guerre, partiellement reconstruite à l'ouest et à l'est, à l'époque de la guerre froide, par les deux régimes antagonistes, elle a été à nouveau défigurée par la construction du Mur de Berlin.
Ce mur a laissé d'immenses terrains vierges utilisés par la RDA pour créer un espace de surveillance (couloir de la mort).
De nombreux terrains ont été reconstruits avec brio par les plus grands architectes internationaux comme dans le quartier de la Potsdamer Platz, ou dans le quartier du Reichstag mais beaucoup restent encore disponibles.
Ce contexte exceptionnel a fait de Berlin un immense espace urbain où la création architecturale contemporaine peut s'exprimer pour le plaisir de ses habitants et des visiteurs.
reportage photo : http://jdalbera.free.fr/berlin/
Carnet de voyage à Helsinki en août 2008
http://www.flickr.com/photos/dalbera/collections/72157606662257806/
La capitale Helsinki est une ville qui se définit comme "verte", les rues sont très larges, les voitures peu nombreuses et les transports en commun très développés. La pollution de la ville est très contrôlée. La diversité culturelle y est présente et semble acceptée mieux qu'ailleurs.
En regardant les bâtiments du coeur d'Helsinki, la première impression est que cette ville a de fortes ressemblances architecturales avec Saint-Pétersbourg. Mais si on se rappelle qu'elle a été russe pendant plus d'un siècle jusqu'en 1917, après avoir été suédoise, cette situation n'a rien d'étonnant.
L'indépendance de la Finlande s'est forgée sous la domination russe, elle a été chèrement payée plus tard en particulier au cours de la dernière guerre, qu'elle a menée contre Staline.
Dans cette quête de reconnaissance de sa culture au cours des 19è et 20è siècles, le peuple finlandais a valorisé sa langue spécifique (dite finno-ougrienne), ses traditions et légendes (le Kalevala est né de la littérature orale de la Carélie), ses créateurs et intellectuels, ses modes de vie.
L'art nouveau (Jugendstil ou Jugend)a été fortement développé en Finlande, en tant que manifeste pour l'indépendance du pays avec des architectes (Eliel Saarinen,..) et des artistes (Eksali Gallen-Kallela,..) remarquables de créativité. Helsinki possède des quartiers entiers à l'architecture art nouveau homogène. La gare centrale d'E. Saarinen est célèbre dans le monde.
http://adalbera.free.fr/helsinki/
Jean-Pierre Dalbéra a présenté, avec Michel Colardelle, une communication sur le projet de Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), lors du colloque "Multiculturalità e plurilinguismo in Europa", à Bologne (Italie), les 8 et 9 mai 2008
Inauguré par le Maire de Bologne, et par Jack Lang, cette rencontre, à l'initiative de l'Alliance française de Bologne et de la délégation culturelle de l'Ambassade de France en Italie, a donné la parole aux musées français d'un nouveau type : le musée du Quai Branly, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, le MuCEM
L'exposé au format html est consultable à l'adresse :
jdalbera.free.fr/mucem_bologne/
ou sur Slideo
http://www.slideo.com/article.php?id=760
La communication écrite au format pdf est téléchargeable :
vernier.gamsau.archi.fr/dalbera/bologne/article.pd
L'adresse du site du colloque :
www.france-italia.it/BOLOGNA/bologna.php?m=21&l=
Adresse de l'album photographique :
http://www.flickr.com/photos/dalbera/sets/72157604953820950






