"Féminin, Masculin"
Histoires de couples et construction du genre
Le nouveau site de la collection "Recherches ethnologiques", produite par la mission de la recherche du ministère de la culture en collaboration avec le département multimédia du MuCEM, présente les résultats des recherches et collectes menées par le MuCEM en Europe et en Méditerranée sur le thème de la construction du genre.
Des changements profonds ont affecté, ces dernières décennies, le rôle des femmes et des hommes dans la société. Et pourtant des représentations qui tendent à stigmatiser l'un et l'autre sexe perdurent, comme si l'identité construite autour de l'appartenance à un sexe était une forme première de distinction à l'intérieur du genre humain.
www.femininmasculin.culture.fr
Ce site est la 9 ème publication de la collection "Recherches ethnologiques"
www.ethnologie.culture.fr
Rama Vaidyanathan
Danse bharatanatyam à l'auditorium du musée Guimet le samedi 6 juin 2009
En coproduction avec Triveni
accompagnée par K. Sivakumar (nattuvangam), Ramya Sundaresan (chant), Sumod Sreedharan (mridangam), G. S. Rajan (flûte)
"Rama Vaidyanathan est une des danseuses classiques les plus talentueuses et les plus célèbres en Inde. Elle a été formée par le danseur traditionnel Yamini Krishnamurty et par l'éminent gourou Saroja Vaidyanathan.
Ceux qui l'ont vu danser ont été frappés par son approche unique et novatrice de la danse. Rama sait allier traditions et principes fondamentaux du bharatanatyam à son propre style moderne, engagé et spirituel."
www.guimet.fr/-Auditorium-
Rama Vaidyanathan est une danseuse exceptionnelle qui tout en respectant la tradition y insuffle sa propre capacité créative. Elle a proposé un spectacle éblouissant à l'auditorium du musée Guimet qui reste la référence en matière de danse traditionnelle de l'Inde.
"Innovations numériques dans les institutions culturelles", interview de Jean-Pierre Dalbéra, ministère de la culture et de la communication / direction des musées de France et musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée : MuCEM (les micros du LEDEN)
Une installation artistique hors du commun à ne pas manquer
de Pierre et Gilles à l'église Saint-Eustache à Paris
La Vierge à l'enfant
2009
Exposition La Force de l'art (les visiteurs)
www.laforcedelart.fr/02/
Sur la photo, un détail de l'autoportrait d'Albrecht Dürer, peinture du Musée du Prado (Madrid) présentée sur Google Earth en HD dans le musée, lui-même modélisé en 3D !
L'image est zoomable en continu jusqu'au plus petit détail et aux craquelures de la peinture.
A voir absolument. Une initiative de plus de Google qui nous impressionne à nouveau par ses innovations culturelles.
En France, au Centre de recherche et de restauration des musées de France,
www.c2rmf.fr/
on fait aussi bien depuis longtemps.
A la fin des années 90, Christian Lahanier, un ingénieur de ce centre du ministère de la culture a le premier réalisé des images numériques d'oeuvres d'art en HD grâce à un financement européen, mais le ministère n'a jamais su valoriser les résultats à la manière de Google. On a préféré les publications savantes que bien peu de gens ont pu lire ou des cédéroms édités qui ne se sont pas vendus.
Si vous avez le temps, regardez la base Narcisse, on y trouve toujours des merveilles mais elle ne sont guère mises en valeur avec les outils informatiques actuels du ministère de la culture.
Dommage pour le travail de pionnier des scientifiques de ce laboratoire public !.
La compagnie de Raghunat Manet a présenté, en décembre, un spectacle musical et chorégraphique, destiné au grand public dans l'auditorium de l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris.
La virtuosité de Raghunath Manet, de sa danseuse partenaire et de ses musiciens s'y exprime avec brio.
Très différent de son spectacle de 2006 au musée Guimet, plus réservé à un public averti
www.flickr.com/photos/dalbera/318401859/
ce show très scénographié, allie une chorégraphie enlevée, respectueuse du style Bharata Nâtyam, et des prouesses musicales, en particulier lors du final très réussi où R. Manet dialogue avec ses percussionnistes en utilisant son corps et sa voix.
Certaines innovations ont pu choquer les amateurs de classicisme : des compositions musicales simplistes faites pour séduire un public occidental peu connaisseur, l'utilisation d'un synthétiseur et d'un saxophone aux sonorités décalées par rapport au style musical, et surtout la très mauvaise qualité du son amplifié dans l'auditorium de l'IMA.
Raghunath Manet sauve le spectacle par son talent exceptionnel de musicien et de danseur mais pourrait améliorer cette représentation en étant plus exigeant sur la qualité sonore.
La musique indienne traditionnelle est par nature intimiste, elle n'est guère adaptée aux grandes salles sauf si les artistes basculent dans le show bollywoodien, un pas que Raghunath Manet semble ne pas vouloir franchir et on s'en réjouit.
L'ADAGP vient récemment de faire valoir ses droits de société de gestion en matière de reproduction en ligne des oeuvres de V. Kandinsky auprès de Flickr pour m'interdire de diffuser une image (de basse définition et non utilisable hors de l'internet) d'un tableau très connu de ce peintre (photo prise personnellement il y a quelques années dans un musée d'art contemporain de Munich).
Comme on peut le lire plus haut, l'ADAGP estime que les photos des oeuvres dont elle gère les droits de reproduction, faites dans un musée par un visiteur, ne peuvent être diffusées sur internet, même de manière non lucrative, sans son autorisation et bien sur moyennant un paiement. Il convient de rappeler que ce musée de Munich permet aux visiteurs de photographier (sans flash, ni pied) et qu'il est un des lieux majeurs en Europe où l'oeuvre de Kandinsky est présentée.
Une telle démarche, si elle est certes légale puisqu'internet ne peut être assimilé, en droit français, au cercle familial du photographe, s'oppose totalement à la démocratisation et à la diffusion (non lucrative) des connaissances sur le patrimoine culturel mondial et sur l'art. Une fois encore, on mesure le retard de la règlementation française pour favoriser la libre circulation, non commerciale, du savoir et des connaissances artistiques grâce aux technologies de l'information.
S'agissant d'un peintre aussi important que Kandinsky dont l'oeuvre appartient au patrimoine de l'humanité, on ne peut qu'être choqué par le non-sens de telles obligations. Elles m'ont conduit à limiter les consultations de nombreuses photographies prises personnellement dans les musées et à les réserver au cercle de mes seuls amis (le risque étant de voir mon compte Flickr fermé sans avertissement par l'exploitant).
L'ADAGP se moque totalement des milliers d'internautes qui militent pour les licences creative commons, pour le logiciel libre et qui veulent, comme moi, faire d'internet un outil de partage et de transformation des pratiques sociales. Mais tout cela c'est probablement un rêve d'idéaliste, le pouvoir de l'argent reste le plus fort dans nos sociétés.
NB La même censure a été faite contre la photographie du "Groupe de trois hommes, d'Alberto Giacometti, 1948-1949" qui a été supprimée d'office. C'est aussi une des oeuvres majeures du 20ème siècle qu'on interdit de partager.
Les oeuvres de Kandinsky et de Giacometti sont-ils comparables à celles de Madonna pour utiliser les mêmes armes de défense ?
Tout en discrétion, ce buste (auto-portrait) de Jeff Koons, en marbre blanc, le présente en éphèbe cristallin dans le Salon d'Apollon, dédié au Roi Soleil, dans les grands Appartements du Château de Versailles.
C'est une des oeuvres exposées à l'occasion de l'exposition consacrée à l'artiste, qualifié de postpop, auquel le Président de l'établissement a mis à disposition les espaces les plus prestigieux du Château.
"Mon art et ma vie ne font qu'un. J'ai tout ce que je désire et je fais ce qui me plaît. Je dispose d'une tribune, j'ai l'attention du public, je peux faire entendre ma voix. C'est le temps de Jeff Koons". Des propos de Jeff Koons, rapportés dans Beaux-Arts Editions, exposition Jeff Koons Versailles qui trahissent une grande modestie.
Selon le Commissaire de l'exposition (Beaux-Arts Editions déjà cité), Koons est un homme "vraiment humble", "qui ne joue pas de son statut de star". On ne dit pas quel est son cachet pour cette exposition provocante mais on apprend qu'elle a coûté 2.000.000 €, certes payés en partie par François Pinault, le milliardaire collectionneur (des oeuvres de Jeff Koons).
Il faut arrêter de calomnier les défenseurs des arts et s'imaginer qu'ils agissent comme des banquiers ne pensant qu'à faire fructifier leurs biens. Tout ça c'est pour l'art et la délectation des visiteurs du Château de Versailles.
Voir l'album : http://www.flickr.com/photos/dalbera/sets/72157607390224531/







on Apsara : danseuse traditionnelle cambodgienne